philippe aubert de molay

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auteur et scénariste

Par bonheur, nous partageons la connaissance des vieilles formules magiques pour survivre en cette vallée de larmes : voyager, pratiquer un art, combattre jusqu'à lépuisement, ne rien attendre de quiconque. Et aimer un peu. Mais si possible furieusement. (La vie inimitable, nouvelle illustrée, Hispaniola Littératures, 2015 , Souffle court, 2016)

romancier, nouvelliste & scénariste...

Philippe Aubert de Molay est romancier et nouvelliste (Souffle court, Au Diable Vauvert, Hispaniola Littératures). Scénariste de bande dessinée et de jeu vidéo également (souvent sous le pseudonyme de Greg Newman), il est édité chez Jungle, Casterman, Futuropolis-Gallimard, Albin Michel, Neness Danger, Némopolis-Dargaud, Bayard. Diplômé en Sciences de l'Education et en Philosophie/Théologie, cet auteur anime  des ateliers d'écriture fictionnelle  et master class de scénario (avec l'association Mon Club d'Ecriture en particulier). Pour ses scénarii, Philippe Aubert de Molay est lauréat du prix Bob de Moor de bande dessinée (avec le dessinateur Pierre Dubois) ; et pour son écriture de nouvelles, du prix Andersen Baie des fables (Italie,  2005) et du prix international Hemingway (France, 2015).

Scénario bien huilé

Sous le pseudonyme de Greg Newman, Phil Aubert de Molay a créé 80 scénarii pour le jeu vidéo et la bande dessinée.


Par exemple pour les univers de SHREK, RENAISSANCE, L'AGE DE GLACE, PINOCCHIO, POPEYE, BLAKE & MORTIMER, NIGHT WATCH, LE CAPITAINE FRACASSE, MADAGASCAR, MARTINE, la libre JENNY EVERYWHERE, PRINCESSE HAL, LES INCORRUPTIBLES, LA GUERRE DES BOUTONS sans oublier zorro, son personnage de prédilection.

Jeux d'écriture

Vouloir écrire. Et se sentir plein d’impuissance à le faire. Empli d’une impuissance féconde. Rendu presque puissant par cette impuissance : se dire qu’il faut laisser venir l’écriture, qu’elle est là, comme une source cachée par les forêts du doute (éviter d’employer l’expression désuète, ampoulée et kitchissime «les forêts du doute »). Une source-océan. Pas loin. Se sentir comme un homme à qui on confierait des secrets. Car on sait qu’il n’a personne à qui les répéter. Écrire la première phrase du récit tandis que le chat s’endort et que le soir s'effondre à toute vitesse, dans un silence noir : C’est pas gagné : on distingue mal la réalité, la nuit. Et le jour, on est ébloui par le soleil. Au final, il faut renoncer à y voir clair. (in Personne n'est mort, 50 micro-nouvelles parlant d'amour, éditions Souffle court, 2011)

écrire ? C'est redire Les histoires, les amours, les magies. avec le petit vaudou des mots.

phil aubert de molay, conférence sur karen Blixen, genève le 29 juin 2011.

Faire des histoires !

Quelque en soit le support, les histoires de Phil Aubert de Molay évoquent couramment la culture urbaine et ses légendes sombres. Avec en toile de fond l'écologie radicale et le retour de la magie, les nouveaux codes sociétaux (dans les relations amoureuses par exemple). Le tout brassé par l'ultra violence contemporaine (s'exprimant au grand jour ou souterrainement), le doute collectif, l'effroi métaphysique et - ceci conduisant peut-être à cela ? - posant la question de la fin possible et brutale de notre cycle civilisationnel. La trilogie romanesque Noeland, la bande dessinée Villa Toscane (dessin Michel Crespin, Futuropolis-Gallimard) et, par exemple, les nouvelles Feu de brousse, Le Kansas et l'Arkansas, Super-Héros à temps partiel, De l'usage du rêve, La rousseur du renard, Fantômes d'astreinte et Petit traité de sorcellerie et d'écologie radicale de combat (toutes publiées dans le recueil Boxer dans le vide, anthologie 2005-2015, 33 nouvelles, Souffle court éditions 2015) explorent avec une noire lucidité ces contextes de fin du monde privée ou publique. Ou les deux.